Jann Halexander en clair-obscur à la Camillienne, le 13 mars, Paris
La salle était pleine pour applaudir le chanteur Jann Halexander et ses musiciens le vendredi 13 mars à la Camillienne, Paris. Parmi le public, des figures familières : la chanteuse Sultana (qui sera en concert le 21 mars prochain à la Scène du Canal), la chanteuse saxophoniste Laurence Gastine, l’artiste galeriste Marlène Hue, le slameur Myster Ezin, l’artiste peintre Anne-Elisabeth Hamelle.
De gauche à droite : la chanteuse Sultana, Jann Halexander, la chanteuse saxophoniste Laurence GastineCôté scène, du lourd avec Bertrand Ferrier (évidemment) au piano, Sébastyen Defiolle à la guitare électrique (une évidence aussi), Naïma aux percussions (pour la deuxième fois, après le théâtre de la Clarté en 2024). Côté chansons, du lourd aussi: à défaut d’être des tubes commerciaux, ‘Papa, Mum’, ‘C’était à Port-Gentil’, ‘Rester par Habitude’ sont des tubes de scènes qui lient Jann Halexander à un public fidèle depuis 23 ans.
(c) Pierre Orcel
L’artiste franco-gabonais, dans une très belle veste digne d’un show de Las Vegas, et portant des chaussures à talons débute le tour de chant debout, avec un pupitre qui gêne un peu la vue, avant de s’installer au piano et d’évoquer Jean Guidoni (1951-2025) dont il reprend ‘Ce sont des choses qui arrivent’. Charlotte Grenat (une évidence) le rejoint sur scène pour faire chanter le public sur ‘Les gens qu’on aime’ et ‘Lily Marleen’. L’autre surprise c’est ‘Question d’amour et d’argent’ (sur l’album ‘Obama’, 2010) que le chanteur interprète rarement, texte acide sur la prostitution et les rapports nord-sud. Autre surprise, le clin d’oeil à Brassens (que pourtant l’artiste dans les interviews a dit ne jamais apprécié) avec ‘La mauvaise réputation’ suivie de ‘La mort du Salaud’.
Les jeux de lumière servent l’univers clair-obscur d’un artiste de la chanson poétique qui n’a rien perdu de ses provocations, de son humour, capable de tendresse sur ‘Ballade pour un enfant’. L’un des clous du spectacle était ‘Coeur Canari’ avec Bertrand Ferrier à la clarinette, Sébastyen Defiolle à la guitare. Autre futur tube de scène ?
Le très rock ‘Miss Amelia’ ferme quasiment deux heures de show. En toute fin, Halexander surprend encore en reprenant ‘Je t’aime encore plus’ de Mick Micheyl, chanson d’amour vache de facture très...classique, très ‘la chance aux chansons’. Pour un peu, on s’attendrait à voir surgir Pascal Sevran des coulisses. Le spectacle aurait dû se terminer là. Mais le public en voulait encore ; Jann Halexander, conscient des élections municipales se met au piano et chante ‘Il va falloir se dire tout ça...à table’…
Tout est dit.
n.b : quand le public s'installait, le théâtre diffusait une bande-son éclectique dans laquelle on pouvait entendre Alba Luz, Tita Nzebi, Ben Nodji etc



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